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 La vallée du Viaur

Le Viaur pittoresque

Malgré les efforts des poètes, des historiens et des géographes, il y a encore, en France, des curiosités remarquables que très peu d'amateurs d'art connaissent et que le tourisme n'a fait qu'effleurer. Parmi les sites d'un intérêt exceptionnel, qui demeurent pourtant ignorés, on peut citer les gorges du Viaur, dont Joanne a dit qu'elles étaient « une des merveilles de la France », « mais », complète Cabié, « c'est dans le cadre grandiose de Thuriès, sous Pampelonne, qu'elles atteignent une grandeur sauvage, nulle part égalée ».
Le Viaur, avec ses rives abruptes, avait toujours constitué une barrière infranchissable entre l'Albigeois et le Rouergue. Onésime Reclus ne disait-il pas que c'était « une heureuse rivière, parce qu'aucun chemin de fer ne pouvait suivre ses caprices, et que, sauf quelques moulins, rien ne pourrait de longtemps l'arracher à la nature ».

C'est cependant chose faite, aujourd'hui, grâce au génie audacieux de l'Albigeois Paul Bodin, disciple d'Eiffel, qui a réussi, par un viaduc reliant deux monts élevés, à établir dans cette région une liaison ferroviaire entre le sud du Massif Central et le Languedoc. Peu après avoir franchi le vieux pont de pierre de Tanus, côté Aveyron. on aperçoit, soudain, se détachant sur le ciel, le fil ténu de ce trait métallique de 460 mètres de long, reposant sur une arche unique, à une hauteur de 117 mètres au-dessus du torrent.
En suivant le Viaur, vers Thuriès et Pampelonne, dans une des contrées les plus pittoresques, mais, hélas les moins accessibles du Midi, on voit se dresser sur un rocher abrupt l'église romane de Las Planques, sauvée par les Beaux-Arts avant 1939 de la ruine qui a dévasté le village, hier encore habité, mais dont il ne reste à présent qu'une seule maison encore debout.
Ce monument n'est pas la dernière découverte à faire en ces lieux. Les gorges du Viaur se perpétuent plus loin encore dans un chaos de rochers gigantesques et de précipices, pour offrir enfin au touriste, dont le courage a triomphé des difficultés de cette promenade, la vision saisissante d'un château fort s'élevant sur un sommet.

De cette redoutable forteresse de Thuriès, il ne reste, en réalité, que des vestiges, mais quelle grandeur revêtent ces pans de murs et cette tour de guet, une des premières défenses, sans doute la plus imprenable, de l'antique et seule voie existant, jadis, entre Toulouse et Rodez !
Du haut de cette plate-forme, que les Anglais ne purent vaincre que par surprise, c'est à peine si l'on peut distinguer le barrage qui vient aujourd'hui d'entraver le cours du Viaur et de permettre une navigation moins périlleuse aux barques des visiteurs que l'attrait de ces lieux a rendu entreprenants.
Ils en sont récompensés, d'ailleurs, par la diversité, toujours maintenue, des perspectives qui se présentent à leurs yeux émerveillés. Un cinéaste amateur, ayant montré à un Américain le film de cette excursion, entendit l'habitant des U.S.A. s'écrier: « Mais, si nous avions cela chez nous, tous nos compatriotes consentiraient à faire des milliers de kilomètres pour voir un décor aussi impressionnant, alors qu'en France on paraît l'ignorer. »
Sur le plateau attenant à Thuriès, fut bâtie, en 1290, par Eustache de Beaumarchais, une bastide du nom de Pampelonne, en souvenir de Pampelune, d'Espagne, où le sénéchal avait été gouverneur. Peu de choses subsistent du passé de cette cité, sinon un beau retable, deux vierges en bois doré du XVIe siècle, et la trace de quelques remparts.
Mais combien de curiosités il faut encore voir dans ces gorges du Viaur et dans la région environnante. En aval de Thuriès, voici un autre village abandonné, dont il faut visiter l'église romane du XIIIe siècle, dédiée à Notre-Dame-des-lnfournats, lieu de pèlerinage célèbre au XVIIe siècle.
Tout en haut de la crête qui domine les Infournats au milieu d'un paysage verdoyant, voici Canezac. Sans caractère, ce modeste hameau possède un titre de gloire : à cinquante mètres de l'église, au lieu dit La Nougarié, se trouve la maison où naquit et grandit Bernard-François Balssa, avant d'émigrer en Touraine, où il prit le nom de Balzac, que son fils Honoré devait ennoblir et rendre à jamais illustre Une grande pierre du pays se dresse en ces lieux, depuis 1934, avec cette inscription « Sur ces collines, les ancêtres de Balzac ont labouré la terre ». Un buste de Rodin, actuellement au musée d'Albi, qui reproduit les traits de l'auteur de la « Comédie humaine » suffirait à lui seul pour déceler l'origine du personnage, dont le visage tourmenté est semblable à celui des paysans rudes et laborieux de ce beau pays du Viaur.

A sept kilomètres de Carmaux, au bord du Cérou, se trouve Monestiès, l'antique « Castrum de Monasterio ». Au Moyen Age, siège d'une importante baronnie, cette cité doit son nom à un ancien monastère puissamment fortifié, dépendant du diocèse d'Albi De nos jours, ce n'est plus qu'une petite bourgade, un peu trop à l'écart des grandes routes. Grâce peut-être à cet isolement, elle garde un aspect médiéval avec ses ruelles étroites aux maisons enchevêtrées, son château féodal, son église du XIVe siècle, son pont de trois arches à autant de becs, et sa vieille fontaine, oeuvre des moines de jadis. Mais, il faut pénétrer dans la chapelle désaffectée de l’ancien hôpital Saint-Jacques pour voir la véritable richesse artistique du lieu. C'est là que sur quatorze charrettes fut apportée, en 1774, du château de Combefa, résidence d'été des évêques d'Albi, aujourd'hui en ruines, une mise au tombeau composée de statues polychromes en pierre, grandeur nature, disposées en arc de cercle autour du Christ étendu, représentant la Vierge, les saintes femmes et quelques apôtres. Ce sépulcre est considéré comme un des plus intéressants témoignages de la sculpture religieuse de la fin du gothique méridional.

En se rendant de Monestiés à Cordes-sur-Ciel, par la route qui longe le Cérou, il faut encore faire halte au joli village de Salles, et visiter son église mi-romane, mi-gothique du XIVe siècle. Derrière un moutonnement de collines, la vue s'ouvre déjà sur la première plaine tarnaise. Les gorges du Viaur ne sont plus qu'un beau souvenir. De retour dans la grande ville, les privilégiés qui ont eu l'avantage de connaître cette région évoqueront ces magnifiques hauteurs où poussent de multiples qualités de fougères, et où les sentes de bruyères mauves alternent avec des dédales de genêts.

Jeanne GAUJARENGUES
Décembre 1956
Extrait de Le Tarn – Richesses de France



La vallée du Viaur
Lien avec le site de la mairie de Salvetat-Peyralès.

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